La legge finanziaria (Legge 23 dicembre 2005 n. 266, articolo 1, comma 337) ha previsto per l’anno 2010, la destinazione in base alla scelta del contribuente di una quota pari al 5 per mille dell’imposta sul reddito delle persone fisiche a finalità di sostegno del volontariato, onlus, associazioni di promozione sociale e di altre fondazioni e associazioni riconosciute.
Nella dichiarazione dei redditi di quest’anno (CUD 2010 o 730 REDDITI 2009 o UNICO persone fisiche 2010), è possibile scegliere di destinare una quota pari al 5 per 1000 dell’imposta comunque dovuta, ad un’associazione senza scopo di lucro.
Il Centro Culturale Islamico di Trieste e della Venezia Giulia è una delle associazioni che risultano beneficiarie del 5 per 1000.
Cosa fare per destinare la quota:
Il contribuente può destinare la quota del 5 per mille della sua imposta sul reddito delle persone fisiche, relativa al periodo di imposta 2009, apponendo la firma in uno dei quattro appositi riquadri che figurano sui modelli di dichiarazione (CUD 2010; 730/1- bis redditi 2009; UNICO persone fisiche 2010). È consentita una sola scelta di destinazione.
Firma lo spazio che riporta la dicitura “Sostegno del volontariato, delle organizzazioni non lucrative di utilità sociale, delle associazioni di promozione sociale, delle associazioni e delle fondazioni”, e scrivi accuratamente il Codice Fiscale del Centro Culturale Islamico di Trieste che è :
90097620323
Ti ricordiamo che:
il 5 per 1000 non sostituisce in alcun modo l’8 per 1000 per le confessioni religiose e
non rappresenta in alcun modo una tassa in più, facendo parte della quota di imposte che comunque sei tenuto a versare in base alla tua dichiarazione dei redditi.
Se desideri ulteriori informazioni riguardo la scelta del 5 per 1000 puoi visitare il sito dell’Agenzia delle Entrate del Ministero dell’Economia e delle entrate www.agenziaentrate.it .
Ti ringraziamo per la preferenza che vorrai accordarci o di ogni altra forma di sostegno con la quale eventualmente vorrai contribuire alla vita del Centro.
Hanno detto del Profeta Muhammad -Pace e Benedizioni siano su di lui -
"Chiunque dopo aver studiato la vita e la personalità del grande profeta dell´Arabia
non puo´ che sentire riverenza per questo eminente profeta."
Annie BEZANT (storico) - la vita e gli insegnamenti di Maometto (1932)
"Ragione è, che Muhammad è l´unico uomo ad aver portato a termine con successo
la propria impresa sia sul piano religioso che politico."
Mr. HART (astronomo, matematico e storico) - le persone più influenti della storia (1981)
"Noi possiamo individuare 3 doni importanti che ha ricevuto Muhammad.
Era dotato della speciale facolta di vedere il futuro, fù un uomo di stato pieno
di saggezza, e fù un amministratore abile e pieno di tatto.
Più si valuta la storia di Muhammad, più si è stupiti dalla
grandezza della sua opera."
W. MONTGOMERY WATT storici Mohamed Médine (1978)
"Egli fù certamente un grande uomo che formo´ dei grandi uomini.."
Ha avuto il più grande ruolo che si possa svolgere sulla terra agli
occhi dei comuni mortali."
VOLTAIRE (filosofo) - Sulla morale
"Ed è un opera immensa, che Muhammad ha compiuto, con il solo concetto
dell´Unico egli ha sottomesso l´intero universo."
GOETHE (filosofo)
Poema di Victor Hugo sul profeta Muhammad -pace e benedizioni su di lui-
Comme s’il pressentait que son heure était proche,
Grave, il ne faisait plus à personne un reproche ;
Il marchait en rendant aux passants leur salut ;
On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût
A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;
Il s’arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,
Se souvenant du temps qu’il était chamelier.
Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge de d’amour,
Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.
Il avait le front haut, la joue impériale,
Le sourcil chauve, l’œil profond et diligent,
Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,
L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.
Si des hommes venaient le consulter, ce juge
Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,
Ecoutait en silence et parlait le dernier.
Sa bouche était toujours en train d’une prière ;
Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;
Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;
Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.
Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,
Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.
A soixante-trois ans une fièvre le prit.
Il relut le Coran de sa main même écrit,
Puis il remit au fils de Séid la bannière,
En lui disant : « Je touche à mon aube dernière.
Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui. »
Et son œil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui
D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.
Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,
Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;
Et l’étendard sacré se déployait au vent.
Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;
« Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;
La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.
Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.
Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde. »
Un cheikh lui dit : « Ô chef des vrais croyants ! Le monde,
Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;
Le jour où tu naquis une étoile apparut,
Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent. »
Lui, reprit : « Sur ma mort les Anges délibèrent ;
L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous
Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous
Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;
Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe. »
Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.
Une vieille, tondant la laine d’un mouton,
Assise sur un seuil, lui cria : « Dieu t’assiste ! »
Il semblait regarder quelque vision triste,
Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : « voilà,
Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;
Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.
Il est né d’une Vierge aspirant une rose.
Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,
Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;
J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;
Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,
Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;
O vous tous, je serais bien vite dévoré
Si dans l’obscurité du cercueil solitaire
Chaque faute engendre un ver de terre.
Fils, le damné renaît au fond du froid caveau
Pour être par les vers dévoré de nouveau ;
Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,
Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.
Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,
Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,
Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne
Comme dans le désert le sable et la citerne ;
Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !
Tenu tête dans l’ombre aux Anges effrayants
Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;
J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;
Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,
Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;
Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;
Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,
Et, comme je sentais en moi la vérité,
Je les ai combattus, mais sans être irrité,
Et, pendant le combat je criais : " laissez faire !
Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.
Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !
Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis
Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,
Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,
Ils ne me feraient point reculer ! " C’est ainsi
Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici
Arrivé sur le bord de la tombe profonde,
Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.
Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,
Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,
Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.
Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;
Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua
Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,
Les perles à la mer et les astres à l’ombre,
Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre. »
Il ajouta : « Croyez, veillez ; courbez le front.
Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront
Sur le mur qui sépare Eden d’avec l’abîme,
Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;
Presque personne n’est assez pur de péchés
Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,
En priant, que vos corps touchent partout la terre ;
L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère
Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu
A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;
Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;
Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,
Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept cieux,
Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;
Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,
Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;
Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !
Ils auront des souliers de feu dont la chaleur
Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.
La face des élus sera charmante et fière. »
Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.
Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :
« O vivants ! Je répète à tous que voici l’heure
Où je vais me cacher dans une autre demeure ;
Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,
Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,
Et que, si j’ai des torts, on me crache aux visages. »
La foule s’écartait muette à son passage.
Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.
Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,
Disant : « Mieux vaut payer ici que dans la tombe. »
L’œil du peuple était doux comme un œil de colombe
En le regardant cet homme auguste, son appui ;
Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,
Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,
Et passèrent la nuit, couchés sur une pierre
Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;
« Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,
Tu vas prendre le livre et faire la prière. »
Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;
Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,
Et souvent à voix basse achevait le verset ;
Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.
Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte
Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.
« Qu’il entre. » On vit alors son regard s’éclairer
De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;
Et l’Ange lui dit : « Dieu désire ta présence. »
« Bien », dit-il. Un frisson sur les tempes courut,
Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.
Victor Hugo, le 15 janvier 1858.
Victor-Marie Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel engagé français considéré comme le plus important des écrivains romantiques de langue française.
Son œuvre est très diverse : romans, poésie lyrique, drames en vers et en prose, discours politiques à la Chambre des Pairs, correspondance abondante
Fonte: www.uoif-online.com
08/02/2008
La Carta dei musulmani d’Europa
Introduzione
Nonostante tutte le
loro diversità, i musulmani d’Europa condividono
numerosi valori e principi comuni. È per questo loro dovere
esprimere con chiarezza le loro convinzioni religiose e la natura
della loro presenza nella società.
Lo scopo di questa
carta è di precisare un certo numero di principi fondamentali
su cui si basa la comprensione comune dell’Islam nel contesto
europeo e di consolidare le basi degli scambi positivi con la
società.
Tra i principali motivi
che rendono necessaria la stesura di questa carta:
Il contributo
dell’Islam nell’arricchimento della civiltà
europea contemporanea, la secolare presenza islamica in particolare
nell’Europa orientale ed il fatto che i musulmani che vivono
nell’Europa Occidentale vi si siano stabiliti in modo
permanente, passando da una presenza temporanea di immigrati
stranieri ad una residenza permanente rappresentata dalle nuove
generazioni dei figli degli immigrati.
La rinnovata
necessità di una cittadinanza fondata sulla giustizia,
l’uguaglianza dei diritti ed il riconoscimento dei musulmani
come comunità religiosa.
La diffusione
dell’islam nel mondo con il suo bagaglio di spiritualità,
umanità e civiltà e la necessità di migliorare
la cooperazione e l’avvicinamento con l’Occidente in
generale e con l’Europa in particolare al fine di assicurare
la giustizia e la pace nel mondo.
In sintonia con il
processo di unificazione e allargamento dell’Europa, si è
reso necessario un maggiore avvicinamento tra i musulmani d’Europa.
La necessità
di consolidare i valori del dialogo e della pace per il benessere
della società, ed il rafforzamento dei valori della
moderazione e degli scambi interculturali lontano da ogni forma di
estremismo o di esclusione.
Tutte
queste considerazioni hanno spinto le organizzazioni islamiche
d’Europa a formulare questa carta per sostenere il ruolo
positivo dell’Islam per la società europea, anche
facilitando la costruzione di ponti con il resto del mondo islamico.
Parte prima: della
comprensione dell’islam
1-La nostra
comprensione dell’islam poggia su principi fondamentali tratti
dalle fonti principali dell’islam: il Corano e la Sunna, nel
rispetto del consenso generale e prendendo in considerazione il
contesto attuale e contemporaneo e nel rispetto delle specificità
della realtà europea.
2 – La
comprensione dello spirito autentico dell’islam si basa sul
principio della wasatiya ( = intermediatezza, moderazione ed
equilibrio) che delinea gli scopi generali di questa religione, che
non si riconosce nell’eccesso nè nella negligenza e che
unisce in armonia la guida della Rivelazione alla luce
dell’intelletto e la ragione, che rispetta il giusto equilibrio
tra le necessita materiali dell’uomo e le sue aspirazioni
spirituali e che considera la vita come l’equilibrio tra la
ricerca dell’aldilà e l’impegno per il benessere
nella vita terrena.
3 –
L’islam, con i suoi principi, le sue regole ed i suoi valori si
articola in tre ambiti:
a) La fede (il dogma)
che si fonda su sei pilastri: la fede in Dio, nei Suoi profeti, nei
Suoi angeli, nei libri da Lui rivelati, nel giorno del giudizio, nel
destino.
b)Le regole del
comportamento islamico che riguardano il culto, il modo con cui il
musulmano deve rapportarsi con Dio e con le persone, nei differenti
ambiti della vita corrente.
c) L’etica e la
morale islamica, che da’ indicazioni sulla via da seguire per
il compimento del bene. Questi tre ambiti sono interdipendenti e
complementari e convergono verso un unico obiettivo che consiste nel
ricercare e favorire tutto ciò che è utile e positivo e
nel respingere tutto ciò che è nocivo e dannoso,
nell’interesse dell’individuo e della collettività.
4 – Tra le
caratteristiche generali dell’islam troviamo il pieno rispetto
per l’umanità in generale, l’islam si
distingue anche per l’elasticità del suo sistema
giuridico ed il rispetto del pluralismo, esso considera la
diversità tra le persone qualche cosa di naturale.
5 –
L’islam ha onorato l’essere umano e lo considera vicario
di Dio sulla Terra. Questa dignità è
riconosciuta a tutti gli esseri umani, uomini o donne essi siano,
senza distinzione alcuna. Il rispetto della dignità dell’uomo
consiste anche nel proteggerlo da tutto ciò che può
danneggiare la sua salute fisica e mentale, o da chi approfitta della
sua debolezza per sfruttarlo o privarlo dei suoi diritti.
6 - L’islam
accorda un interesse particolare alla dimensione sociale ed
invita alla misericordia, all’aiuto reciproco, alla
solidarietà ed alla fraternità. Questi valori si
ritrovano in particolare nei diritti dei genitori, dei parenti e dei
vicini, ed anche nei diritti dei poveri e dei bisognosi, degli
ammalati e delle persone anziane, qualunque siano le loro fedi o
origini.
7 - L’islam
invita alla perfetta uguaglianza tra uomo e donna in quanto
esseri umani, nel reciproco rispetto. Considera che la vita
equilibrata si basa sulla complementarità e l’armonia
tra l’uomo e la donna. Rinnega ogni idea o comportamento che
sottovaluta la donna o che la priva dei suoi diritti, anche se
purtroppo abitudini errate sono presenti in certi ambienti musulmani.
L’islam rifiuta ogni forma di sfruttamento della donna o che
sia trattata come oggetto di piacere.
8 –
L’islam considera la famiglia unita dal legame di matrimonio
tra un uomo ed una donna il luogo naturale ed ideale per la
crescita delle generazioni future, essa è anche fonte di
felicità per l’individuo e di stabilità per la
società. Per questo l’islam raccomanda di dotarsi e di
mettere in atto tutte le disposizioni ed i mezzi atti a consolidare
la famiglia e a difenderla da tutto ciò che può
indebolirla o di marginalizzare il suo ruolo.
9 –
L’islam rispetta i diritti dell’uomo e richiama
all’uguaglianza tra tutti gli esseri umani, rifiuta ogni forma
di discriminazione razziale, proclama la libertà e condanna la
costrizione nella religione garantendo ad ogni persona la libertà
di credo. Allo stesso tempo, grazie alla sua visione equilibrata
della libertà, l’islam raccomanda il rispetto dei valori
morali e delle norme giuridiche, per evitare che questa libertà
si trasformi in danno alle persone o ai beni.
10 –
L’islam invita alla conoscenza reciproca tra le persone,
al dialogo, alla collaborazione ed alla cooperazione
tra i popoli e le nazioni, al fine di realizzare una migliore
convivenza e di garantire la pace nel mondo. Il termine jihadcitato nelle fonti islamiche significa sforzarsi per il bene,
partendo dallo sforzo che l’individuo compie per migliorare se
stesso, per comprendere anche lo sforzo compiuto affinché
venga rispettato il diritto e la giustizia dalle persone. Il jihad
inteso come scontro armato è inteso come l’ultima
soluzione a cui uno Stato può ricorrere per legittima difesa
quando subisce un’aggressione armata. I principi dell’islam
in questo ambito sono gli stessi sanciti dal diritto e dalle
convenzioni internazionali.
Partendo da questo
presupposto, l’islam rifiuta e condanna fermamente ogni
forma di violenza e di terrorismo, sostiene le cause giuste e
riconosce alle persone il diritto di difendere i propri diritti con i
mezzi previsti dalla legge, lontano da ogni parzialità o
ingiustizia.
11 –
L’islam raccomanda ai musulmani l’onestà ed il
rispetto dei propri impegni e vieta loro il tradimento, la slealtà
e l’imbroglio. Ordina di comportarsi nel migliore dei modi non
solo con le persone bensì con tutte le altre creature.
12 –
L’islam, partendo dal principio della shura
(=consultazione, concertazione) e considerando i risultati raggiunti
dall’esperienza umana nel campo della politica e della
legislazione, riconosce i principi su cui si basa il sistema
democratico che garantisce la libertà di scelta dei
rappresentanti e delle istituzioni politiche, il rispetto del
pluralismo e dell’alternanza pacifica al potere.
13 –
L’islam raccomanda all’uomo di usufruire del patrimonio
naturale che è stato messo a sua disposizione nel rispetto
dell’ambiente dall’inquinamento e dalla distruzione.
L’islam ordina di difendere l’ambiente da tutto ciò
che può compromettere il suo equilibrio naturale e raccomanda
la salvaguardia del patrimonio naturale e la protezione degli animali
e vieta lo spreco e la dilapidazione dei beni.
Parte seconda: la
presenza islamica nella società
Principi che
riguardano l’ambito islamico
1 – I
musulmani d’Europa, nonostante le loro differenti origini
etniche e culturali e la loro appartenenza a riti e a scuole di
pensiero diverse, nel quadro dei valori fondamentali immutabili
dell’islam, costituiscono un unico gruppo religioso unito dalla
fratellanza nell’islam; allo stesso tempo i musulmani di ogni
Stato Europeo sono legati tra di loro dall’appartenenza alla
stessa entità nazionale. Ogni discriminazione su base etnica è
contraria ai valori dell’islam che invita all’ unità.
2 –
Considerando i principi della loro religione ed i loro comuni
interessi, i musulmani d’Europa sono invitati a far convergere
i loro comuni intenti e a collaborare tra di loro, coordinando gli
sforzi delle loro associazioni ed organizzazioni, senza che ciò
intacchi il riconoscimento ed il rispetto della diversità che
li caratterizza.
3 – I
musulmani d’Europa oltre ad appartenere agli Stati Europei nei
quali vivono e pur dando la priorità ai loro doveri di
cittadini, si sentono parte dell’umma islamica. Il
legame che unisce i musulmani d’Europa ai loro fratelli nel
mondo, rientra nel quadro delle relazioni naturali tra membri di una
stessa comunità. Questo legame può essere orientato per
aiutare ad approfondire la comunicazione e rafforzare la
collaborazione tra l’Europa ed il mondo islamico ed ampliare le
vie della cooperazione tra i popoli e gli Stati del mondo.
Presupposti ed
implicazioni della cittadinanza
1 – I
musulmani d’Europa rispettano le leggi e le autorità dei
rispettivi Stati, senza che ciò impedisca loro di
difendere i loro diritti e di esprimere le loro opinioni e le loro
posizioni sia a titolo individuale che collettivo, sia per quanto li
riguarda come comunità religiosa o che li riguarda più
in generale come cittadini, così come previsto per tutti i
cittadini. Per quanto riguarda le divergenze che possono sorgere tra
alcune leggi e certi aspetti particolari legati alla religione, i
musulmani possono rivolgersi alle autorità competenti per
trovare delle soluzioni che prendano in considerazione le loro
necessità.
2– I
musulmani d’Europa rispettano il principio della laicità
che si fonda sulla neutralità dello Stato rispetto alle
religioni. Ciò implica un trattamento ed una relazione equa
con tutte le religioni, e la possibilità per i fedeli di
esprimere le loro convinzioni e di praticare il proprio culto sia nel
pubblico che nel privato, individualmente o in modo congregazionale,
conformemente a quanto previsto dalle dichiarazioni dei diritti
dell’uomo e dalle convenzioni internazionali. Partendo da
questo presupposto, i musulmani d’Europa, come comunità
religiosa hanno il diritto di costruire le loro moschee, di creare le
loro associazioni religiose, educative e sociali, di praticare il
loro culto e i loro riti religiosi, e di rispettare le prescrizioni
della loro religione nella loro vita quotidiana, sia per quanto
riguarda la loro alimentazione, l’abbigliamento o altro.
3 – I
musulmani d’Europa, in quanto musulmani e cittadini, sono
convinti che sia loro dovere agire per il bene della collettività
e per l’interesse della società in generale. Sono
altresì convinti che così come è loro dovere
impegnarsi e spendersi per compiere i loro doveri di
cittadini, è loro dovere rivendicare i propri diritti.
I principi fondamentali dell’islam prevedono che il cittadino
musulmano debba essere attivo nella vita sociale, produttivo,
benefico e altruista.
4 – I
musulmani sono chiamati ad integrarsi in modo positivo nelle loro
rispettive società, integrazione fondata su un equilibrio
armonioso tra la conservazione della loro identità religiosa,
ed i loro doveri di cittadini. Ogni integrazione che nega ai
musulmani il diritto di salvaguardare la loro identità
religiosa non serve né gli interessi dei musulmani né
quelli delle società europee alle quali appartengono.
5 – La
cittadinanza positiva comporta la partecipazione politica a
cominciare dall’esercizio del diritto di voto e
dall’interazione con i partiti politici. Per questo i musulmani
partendo dal presupposto di una cittadinanza attiva, credono nella
positività ed operano per un loro coinvolgimento nell’ambito
politico in generale. Li incoraggia in questo senso l’apertura
delle organizzazioni politiche verso tutte le componenti della
società, apertura che comprende ed incanala tutte le
potenzialità e le idee.
6 – I
musulmani d’Europa vivono in società in cui convivono
convinzioni religiose e filosofiche differenti, confermano il loro
rispetto per questo pluralismo anche perché l’islam
stesso riconosce e sancisce il diritto alla diversità e non
cerca assolutamente di limitarlo ma al contrario invita alla
conoscenza reciproca e alla collaborazione tra i membri della
società.
Caratteristiche
della partecipazione dei musulmani d’Europa
1 – L’
islam, con i suoi principi umanitari universali, crede
nell’avvicinamento dei popoli nel rispetto dei loro diritti
e delle loro specificità e nel rispetto delle regole di
giustizia negli scambi e nella cooperazione tra le persone,
rifiutando ogni forma di dominazione e di sfruttamento. Partendo da
questo presupposto, i musulmani d’Europa considerano come loro
dovere contribuire al consolidamento delle relazioni tra l’Europa
ed il mondo islamico, e per raggiungere questo obiettivo è
necessario liberarsi degli stereotipi riguardo all’islam e
all’occidente al fine di costruire delle basi solide per una
migliore comunicazione tra i popoli e scambi fruttuosi tra le
civiltà.
2 – L’islam,
con il suo bagaglio di valori umani e di civiltà può
contribuire tramite la sua presenza in Europa, a consolidare il ruolo
dei valori generali utili per le nostre società contemporanee,
come i valori della giustizia, della libertà, della
fratellanza, dell’uguaglianza, della solidarietà. Può
inoltre contribuire a confermare gli aspetti umani e morali nel campo
del progresso scientifico, tecnologico ed economico. Questo
contributo avrà sicuramente dei benefici per tutti.
3 – La presenza
dell’islam in Europa rappresenta un’opportunità
per la realizzazione della conoscenza reciproca, della convivenza
e del dialogo interreligioso, che l’islam incoraggia ed
invita a promuovere, contribuendo a consolidare il cammino verso la
pace nel mondo.
4 – I
musulmani d’Europa rappresentano, grazie al patrimonio
religioso e culturale che possiedono e grazie alla loro presenza nei
diversi Stati, un fattore di sostegno e promozione degli sforzi di
avvicinamento nell’ambito dell’Unione Europea. Ciò
contribuirebbe a rendere l’Europa, anche grazie alle sue
diverse e variegate componenti religiose e culturali, un importante
polo di civiltà, capace di ricoprire un ruolo di
equilibrio tra le potenze mondiali.
“O uomini,
vi abbiamo creato da un maschio e da una femmina e abbiamo fatto di
voi popoli e tribù affinché vi conosciate a vicenda”
(Corano 49,13)
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